Vous ne trouvez pas que ça sent fort le printemps en ce moment ? Eh bien nous, si. Et la preuve, c’est que ce samedi 21 mars 2026, un tiers-lieu hors norme et open air nous ouvre ses portes sur l’ancienne petite ceinture du 18e arrondissement. Et attention, on ne parle pas d’un lieu banal ! On parle de 7 500 m² de verdure, d’une guinguette 100 % végétale avec des plats à moins de 10 €, et de DJ sets jusqu’à minuit, le tout en accès gratuit ou à prix libre. Autant dire que le printemps va commencer en avance cette anné.
Le Jardin des traverses : un lieu hors normes au coeur du 18ème
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C’est le genre de spot qu’on a du mal à croire quand on y met les pieds pour la première fois. 7 500 m² de jardin le long des anciennes voies ferrées, une promenade maraîchère de 800 mètres entre la Porte de la Chapelle et la Porte de Clignancourt.
L’entrée principale se situe rue des Poissonniers, pile en face de la station de tramway Diane Arbus – Boulevard Ney sur la ligne T3b. Bon point aussi : le lieu est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, avec un passage dédié sous le pont SNCF du boulevard Ney. On est loin du petit jardin partagé de quartier, ici, ça joue dans une autre catégorie.
Une fête open-air gratuite le 21 mars avec des DJ sets locaux de 14h à minuit
Et pour l’ouverture de la saison 2026 les joyeux lurons qui s’occupent du lieu ont mis les petits plats dans les grands avec une grande fête d’ouverture ce samedi 21 mars, de midi à minuit. Et franchement, la sélection musicale a de quoi convaincre : des DJ sets en continu de 14h à minuit avec Louise Pétrouchka, Sapphist Eye, Effort Collectif et Noon to Midnight.
Que des artistes de la scène locale, bien choisis. L’accès est gratuit ou à prix libre, ce qui reste suffisamment rare à Paris pour être souligné. La saison court ensuite jusqu’au 31 octobre 2026, avec chaque semaine des concerts, du stand-up, des conférences et des ateliers participatifs. Le fil rouge tourne autour du vivant, de l’environnement et de la biodiversité — et ça se sent dans chaque recoin du lieu.
Un potager en accès libre, des matériaux recyclés des JO 2024 et un tunnel signé par un artiste plasticien
C’est là que le lieu prend une dimension vraiment à part. On y trouve un potager en accès libre — légumes, arbustes fruitiers, aromates — où chacun peut se servir. Une serre pédagogique permet de suivre les semis et l’entretien des végétaux tout au long de l’année, même hors saison. Côté aménagement, le projet pousse la logique de réemploi jusqu’au bout : bureaux recyclés transformés en mobilier, bâches et équipements récupérés des JO de Paris 2024. Un passage souterrain a été confié à un artiste plasticien, et le résultat donne un couloir qui vaut le détour à lui seul. Les tables de pique-nique en bois et le mobilier néo-rustique dispersés sur le site achèvent de poser l’ambiance — quelque part entre la guinguette et le jardin botanique, et ça fonctionne très bien.
Une guinguette végétale avec des plats à moins de 10 €, des bières de la Goutte d’Or et des sirops du jardin à 2,50 €
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Mais parlons de ce qui nous intéresse vraiment. La guinguette propose une cuisine 100 % végétale et fait maison, orchestrée par la cheffe Joséphine. Les recettes s’appuient sur les récoltes du jardin et des produits de producteurs locaux — et ça se retrouve franchement dans l’assiette. Les plats sont à moins de 10 €, la pinte de bière blonde à 5 €, les sirops maison à 2,50 €. Ces sirops sont préparés avec les plantes cultivées sur le site, ce qui leur donne un goût qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Au bar, on retrouve des bières artisanales de la brasserie de la Goutte d’Or, la référence du quartier. Pour un lieu parisien de cette qualité, les tarifs sont imbattables — et c’est assez rare pour qu’on le répète.
Trois associations, 1,75 million d’euros d’investissement et une vraie ambition sociale derrière le projet
Derrière ce tiers-lieu, il y a un vrai travail de fond qui mérite qu’on en parle. La gestion est collaborative, portée par trois structures : Vergers Urbains, Green Resistance et la Fédération Léo Lagrange. Côté budget, la Ville de Paris a mis 1,5 million d’euros sur la table, complétés par 250 000 € issus du Budget Participatif 2022. Le tout est aussi soutenu par la Mairie du 18e et la Région Île-de-France. Mais ce qui rend le projet vraiment intéressant, c’est son ambition de long terme : au-delà de la promenade et de la guinguette, on parle de mixité sociale, de sensibilisation à l’écologie et surtout d’un futur espace de formation et d’insertion professionnelle par l’agriculture urbaine. C’est le genre d’initiative qu’on aimerait voir se multiplier — et qui pourrait bien faire école si la saison 2026 confirme l’élan.
Les infos pratiques pour ne pas louper la réouverture du jardin de la petite ceinture
- 📍 Adresse : rue des Poissonniers, Paris 18e — face à la station Diane Arbus – Boulevard Ney (T3b)
- 📅 Saison : du 21 mars au 31 octobre 2026
- 🎉 Fête d’ouverture : samedi 21 mars, midi à minuit
- 🎶 DJ sets : 14h à minuit — Louise Pétrouchka, Sapphist Eye, Effort Collectif, Noon to Midnight
- 💰 Entrée : gratuite / prix libre
- ♿ Accessibilité PMR : oui, accès sous le pont SNCF du boulevard Ney
- 🍺 Pinte : 5 € | Plats : < 10 € | Sirops maison : 2,50 €
*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération
Photo de couverture générée par IA