Entrevue avec Fabio Monti

Fils du célèbre James Monti, Fabio Monti peut déjà se passer de présentation. À la tête du Bistro l’Atelier et du tout nouveau Ophélia, le jeune restaurateur est l’une des figures de proue de la restauration à Québec.

D’un calme déconcertant, cet entrepreneur insuffle toutefois une énergie dévorante. Il nous livre aujourd’hui quelques points de vue et anecdotes sur son parcours.

Fabio, à quoi ressemble une journée de travail lorsque l’on possède deux restaurants ?

Dans mon cas, les journées se suivent mais ne se ressemblent pas ! Ça commence souvent très tôt, ça se termine très tard, et c’est très varié (surtout ces temps-ci !). Disons qu’il faut aimer l’action.

Je me promène entre mes deux établissements, j’enchaîne les rencontres, les coups de téléphone, etc. Je touche à beaucoup de choses : marketing, gestion, aménagement des lieux, etc. Je veux m’assurer que l’on offre toujours la meilleure expérience aux clients.

Je mets donc les bouchées doubles ! 

Pour atteindre un tel niveau de productivité et maintenir votre réputation, avez-vous développé un truc particulier qui vous permet d’accomplir autant de choses ?

Un truc, je ne sais pas. Disons simplement que je n’aime pas perdre mon temps. Je travaille en moyenne 80 heures par semaine (parfois 100 !). J’ai donc pris l’habitude d’optimiser mon temps et de ne pas m’éterniser.

Même si je passe un grand nombre d’heures au travail, ce qui m’importe, c’est que ce soit productif. D’être à l’écoute et de faire avancer les choses. Ça ne m’intéresse pas de brûler mon équipe ou de me brûler.

Vous êtes dans le domaine de la restauration depuis votre tout jeune âge. Selon vous, quelle est la clé de la réussite pour tirer son épingle du jeu ?

De ne pas s’asseoir sur ses victoires. Même lorsque l’on connaît de beaux succès, il faut toujours rester curieux et continuer de chercher l’inspiration. Sinon, on se met rapidement à copier les concepts existants et c’est là que l’on perd sa signature.

La restauration exige de se renouveler à un rythme effréné et la compétition est féroce. Vous, Fabio, où trouvez-vous votre inspiration ?

Ah, mais je suis en recherche continuelle ! Quand je voyage, je regarde l’architecture, le décor, l’ambiance, etc. J’écoute aussi les Food Network afin de puiser des idées. Je considère qu’il est très important de garder l’esprit ouvert. Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour suivre l’évolution des tendances.

Vous êtes un entrepreneur d’expérience. Quelle a été votre plus grande désillusion en affaires ?

Je ne dirais pas que ce fut une désillusion, mais peut-être un constat. C’est lorsque j’ai réalisé que gérer une petite entreprise était aussi difficile qu’en gérer une plus grosse.

Les problèmes ne sont pas moins gros. Ils sont simplement différents. Aujourd’hui, je suis propriétaire de deux restaurants dont la superficie est différente et qui n’embauchent pas le même nombre d’employés. Résultat : chacun a ses propres défis de gestion.

Fabio, depuis toutes ces années, quel est le plus grand défi que vous ayez relevé à ce jour ?

De garder autour de moi tous mes employés clés. Pour moi, ça n’a vraiment aucun prix.

Votre père, James Monti, a très certainement été un excellent mentor pour vous. Qu’auriez-vous aimé que votre père vous enseigne, plus jeune ?

J’aurais aimé qu’il me parle de tout le travail nécessaire à investir. De tous les sacrifices. Mais ce n’est pas quelque chose qui se transmet, même entre un père et son fils. On peut le savoir et on peut le voir. Toutefois, on le ressent vraiment quand on le vit soi-même. Tous les entrepreneurs qui lisent l’article le comprennent.

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2017-09-19

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