Entrevue avec Dominic Gagnon

Dès l’âge de 14 ans, Dominic Gagnon faisait déjà un malheur dans le monde des affaires. À 20 ans, il était aux commandes de Piranha, l’une des meilleures agences de marketing mobile au Canada. À l’aube de la trentaine, cet entrepreneur en série, actif dans plus de quatre entreprises, est au sommet de sa forme… et a besoin de deux adjointes pour le suivre!  

Nous avons eu le plaisir d’échanger avec lui un instant.

Dominic, vous n’avez pas encore 30 ans et déjà, votre CV est plus impressionnant que celui de bien des gens de la communauté d’affaires. De quoi êtes-vous le plus fier?

Hum… Je pense que c’est d’avoir un associé avec qui je ne me chicane pas pour la première fois, après cinq ans!

Pour quelqu’un qui, comme moi, a un fort trouble de l’opposition, c’est toute une réussite! J’aime bien dire à la blague qu’Anthony et moi sommes en constant désaccord, mais que l’on finit toujours par se retrouver.

C’est probablement aussi grâce à ça qu’aujourd’hui, on a du succès partout à travers le monde avec Connect & Go (une autre chose dont je suis très fier)!

En plus de votre rôle de co-fondateur chez Connect & Go, vous êtes également conférencier, mentor, investisseur, chargé de cours… et bien plus! Comment l’entrepreneur en série en vous parvient-il à bien gérer tout cela?

SUPER bien! Moi, c’est quand j’ai plusieurs projets en cours que je performe le mieux. Quand je fais qu’une seule chose à chose à la fois, je m’ennuie. J’ai besoin… d’un certain chaos pour être à mon meilleur!

Entrevue avec Dominic Gagnon

Donc, ce serait juste de dire que vous aimez le chaos? Et même que vous en avez besoin?

Exact! Et si les choses vont trop bien chez Connect & Go, j’essaie de briser quelque chose! (rires)

Et dites-nous, quel est le plus grand défi d’un entrepreneur qui aime tant le chaos?

Actuellement, mon plus grand défi c’est d’être papa. En affaires, j’ai déjà vécu bien des hauts et des bas. Quand on a presque saisi ta maison, tes autos, et que tu as tout perdu, je pense que tu as pu valider le fait que tu as les capacités d’être dans les affaires et que tu peux passer à travers pas mal n’importe quoi.

Être père, c’est un tout nouveau rôle. Au début, je pensais que ce serait simplement comme de rajouter une nouvelle business à mon agenda. Mais c’est vraiment plus que ça. Je développe de nouvelles facettes de moi que je n’avais encore jamais travaillées.

En quoi être papa et être entrepreneur, c’est différent?

Être entrepreneur, je connais ça. Et très bien même! Être papa, c’est une découverte chaque jour. C’est un univers, aussi, où je dois accepter de perdre le contrôle. Tout un challenge pour moi.

Et dites-nous Dominic, après tout ce que vous avez traversé, quelle est votre règle d’or en affaires?

Tolérer l’échec. De la part de mon entourage, mais aussi de ma part. TOUT un apprentissage, mais bon… On apprend chaque jour!

Quelle a été votre plus grande désillusion en affaires?

De constater tout le pouvoir que l’argent peut avoir. Avant de me faire arnaquer par mon associé, j’avais un réseau social extrêmement développé, des gens qui se disaient mes amis me tournaient tout le temps autour, mon téléphone sonnait sans arrêt, etc.

Mais quand j’ai tout perdu, plus personne ne répondait au téléphone. Les seuls qui se sont souvenus de mon nom, ce sont mes amis d’enfance. Belle leçon d’authenticité! Donc aujourd’hui, c’est très difficile d’accorder mon amitié à quelqu’un. Je connais beaucoup de monde, mais j’ai très peu d’amis.  

Dominic, y a-t-il un moment où vous avez ressenti de la peur?

Presque à chaque jour, mais c’est très léger. Je suis du genre à confronter mes peurs. Je sais que, tous les jours, je peux faire face à une poursuite, un échec technologique, un concurrent qui nous écrase, etc. Je choisis donc de surmonter mes peurs et de ne pas les laisser prendre trop de place.

Dans ces conditions, comment parvenez-vous à gérer le stress?

Le sport, assurément. Je joue au squash deux fois par semaine. Sinon, je dirais que je suis plutôt zen. Comme j’aime bien le dire, je ne suis pas chirurgien. Je suis simplement entrepreneur. Si je tombe, je vais recommencer, et c’est tout! Moi, tant que je ne risque pas la vie des miens, tout va bien. 

Dominic, pour terminer, dites-nous quelle serait l’erreur cruciale à éviter?

Occupez-vous de vos finances! Ça, c’est quelque chose que j’ai appris à mes dépens. Mais croyez-moi, maintenant on ne peut plus m’en passer une!

La plupart des entrepreneurs débutants que j’ai connus ou même que je rencontre encore, aujourd’hui, sont des vendeurs. C’est bien… mais quand tu ne connais pas (au moins un minimum) tes propres finances, tu es à la merci du premier venu.

Donc, apprenez à gérer vos chiffres! Et pas juste vos ventes!

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2017-09-26

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